
La Cour suprême de Guinée a proclamé, ce dimanche 4 janvier à Conakry, les résultats définitifs de l’élection présidentielle, confirmant la victoire de Mamadi Doumbouya. Lors d’une cérémonie officielle tenue au siège de la haute juridiction, son président, Fodé Bangoura, a annoncé que le candidat Mamadi Doumbouya a remporté le scrutin avec 86,72 % des suffrages exprimés, validant ainsi les résultats provisoires précédemment publiés par l’organe en charge de la gestion des élections.
Déjà donné vainqueur depuis mardi dernier, le chef de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2021 voit désormais son élection formellement consacrée par la plus haute instance judiciaire du pays, lui ouvrant l’accès officiel à la magistrature suprême.
Cette proclamation intervient dans un contexte particulier, marqué par la circulation, ces derniers jours, de rumeurs sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue maladie de Mamadi Doumbouya. Aucune confirmation officielle n’a été apportée à ces informations, qualifiées de spéculations par plusieurs observateurs. La décision de la Cour suprême apparaît dès lors comme un acte institutionnel fort, visant à réaffirmer la stabilité des institutions et la continuité de l’État.
Si cette validation constitue une étape majeure du processus politique guinéen, elle continue de susciter des réactions diverses au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Certains acteurs saluent une avancée décisive de la transition, tandis que d’autres appellent à davantage de garanties démocratiques et d’inclusivité dans la gouvernance à venir.
La Guinée entre ainsi dans une nouvelle phase de son histoire politique, sous le regard attentif des partenaires nationaux et internationaux, pour qui les prochaines orientations du pouvoir seront déterminantes pour l’avenir du pays.
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